26/03/2006

Comment interpréter une analyse de sang ?

 Recevoir des résultats d'une analyse de sang s'avère souvent difficile à comprendre.... voici un petit aperçu simplifié :

 

Hémogramme = NFS (Numération-Formule-Sanguine) : (ne doit pas se faire à jeun). Explore l'anémie, les défenses immunitaires, les plaquettes, les maladies du sang

 

Hématie : Globule rouge : 4,2 à 5,7 M/ul (millions par mm³ de sang) (homme) ; 4 à 5,3 M/ul (femme)

Les globules rouges, ou hématies, ou encore érythrocytes, sont chargés d'apporter l'oxygène (O2) dans les tissus. C'est l'hémoglobine, pigment situé dans les globules rouges, qui fixe l'oxygène.

Variations physiologiques : les hommes ont généralement plus de globules rouges que les femmes. Les globules rouges sont moins nombreux lors des premières années de l'enfance.

Signification d’une augmentation (polyglobulie): s'observe suite à un séjour en haute montagne ou après la prise d'EPO.

Signification d’une baisse : seule la baisse de l'hémoglobine permet de parler d'anémie. Une baisse des globules rouges peut être liée à une hémorragie, à une hémolyse (destructions des globules rouges), à certaines maladies comme les leucémies, au cancer, ainsi qu'à un syndrome inflammatoire.

 

VGM : Volume globulaire moyen d'une hématie : 80 à 95 (homme) ; 80 à 95 (femme) (en micron³)

Variations physiologiques : plus élevé chez les nouveau-nés et les nourrissons de moins de 3 mois.
Signification d'une augmentation
(ou macrocytose) : anémies régénératives (fabrication accélérée d'hématies par la moelle osseuse) ou liées à un déficit en vitamine B12 ou en acide folique, lors de certaines parasitoses, ou encore en cas d'alcoolisme.

Signification d'une baisse (ou microcytose) : anémies non régénératives, déficit en fer ou encore inflammatoire, et en cas d'anémies par hémorragies occultes.

 

Hémoglobine : 13 à 18 g/100ml (homme) ; 12 à 16 g/100ml (femme)

Pigment rouge vif qui donne la couleur au sang artériel et qui est contenu dans les globules rouges. Elle véhicule l'oxygène des poumons vers les tissus et le gaz carbonique des tissus vers les poumons. Elle prend une couleur bleue lorsqu'elle a perdu son oxygène. L'hémoglobine (Hb) contient du fer.

Signification d'une augmentation : en cas de déshydratation (vois aussi à Globule rouge).

Signification d'une baisse : la baisse en dessous les valeurs indiquées permet de parler d'anémie.

 

Hématocrite : % du volume globulaire/au volume sanguin : 40 à 52 % (homme) ; 37 à 46 % (femme)

L’hématocrite (Ht) est le volume total des globules rouges par rapport au reste du sang. Calcul effectué sur 100 ml de sang. L'interprétation des chiffres est donc très dépendante du nombre de globules rouges et de la quantité d'hémoglobine. L'Ht se mesure en pourcentage. C'est un indicateur du taux d'hémoglobine contenu dans les globules rouges.

 

Leucocyte : Globule blanc : 4000 à 10000/mm³ (homme) ; 4000 à 10000/mm³ (femme)

Sont constitués de 5 grands types qui ont chacun des rôles bien différents. Schématiquement, les globules blancs interviennent dans les mécanismes de l'inflammation, de l'immunité et de la défense de l'organisme contre les agressions microbiennes.

Variations physiologiques : plus élevé pendant l'enfance et surtout chez les nourrissons, le nombre de globules blancs se normalise avant l'adolescence. Il peut être supérieur en cas de tabagisme. Certaines ethnies ont des chiffres normaux bas.

Signification d’une augmentation : en cas d'infections bactériennes ou de leucémies. Les éosinophiles (un des 5 types de globules blancs) peuvent être plus nombreux en cas d'allergie ou de parasitose. L'augmentation du nombre des globules blancs est appelée "hyperleucocytose".

Signification d’une baisse : des infections virales (baisse des éosinophiles lors du SIDA par exemple), certaines formes de leucémie, des médicaments (antalgiques, antibiotiques, anti-inflammatoires...) peuvent entraîner une chute du nombre de globules blancs, appelée encore "leucopénie".

VS (vitesse de sédimentation) : (recherche d'une infection, d'un syndrome inflammatoire)

< 10 mm à la 1ère heure et à 20 mm à la fin de la 2ème ; période menstruelle < 50 mm la 1ère heure

Désigne la vitesse à laquelle les globules se sédimentent au fond d'un tube à essai placé verticalement. On mesure la hauteur des globules rouges à la fin de la 1ère heure de sédimentation, puis à la fin de la seconde.

 Variations physiologiques : elle augmente normalement avec l'âge et la grossesse.

Signification d'une augmentation : état inflammatoire en général : cancers, maladies inflammatoires auto-immunes et rhumatologiques ou encore de cirrhoses.

 Signification d'une baisse : la polyglobulie (voir Globules rouges) rencontrée par exemple après un séjour en altitude et les hyperviscosités sanguines diminuent la VS.

 

Thrombocytes : Plaquettes : 150000 à 350000/mm³ (homme) ; 150000 à 350000/mmm³(femme)

Jouent un rôle dans les premiers instants qui suivent l'effraction d'un vaisseau et le saignement. Elles s'agglutinent entre elles, vont boucher la brèche vasculaire et libèrent au passage de nombreuses substances essentielles à la poursuite des phénomènes de coagulation.

Variations physiologiques : varie parfois lors de la grossesse mais sinon reste stable la vie durant

Signification d'une augmentation (ou thrombocytose) : syndrome inflammatoire, atteinte de la moelle osseuse ou encore lors d'une infection ou d'un séjour en altitude.

Signification d'une baisse (ou thrombopénie) : s'observe lors de la prise d'alcool, de thrombopathies (anomalie du fonctionnement plaquettaire), de certaines maladies médullaires osseuses, ou avec certains médicaments (anticoagulants à base d'héparine injectés par voie sous-cutanée), lors d'hyperfonctionnement de la rate, ou encore de maladies immunitaires.

 

Lactico Déshydrogénase ou LDH : de 50 à 150 unités internationales/litre (UI/l).

Enzyme présent dans de nombreux tissus (muscles, rein, foie, globules rouges).

Signification d’une augmentation : les causes sont les mêmes que pour tous les enzymes cardiaques : les affections musculaires et surtout cardiaques comme l'infarctus mais aussi, les affections hépatiques, les maladies pulmonaires ou encore certaines maladies hématologiques.

 

C Réactive Protéine (CPR) : inférieure à 6 mg/l.

Protéine qui augmente très rapidement dès le tout début d'un phénomène inflammatoire quel qu'il soit. La CRP sert de sonnette d’alarme précoce pour mettre en évidence une inflammation.

Signification d’une augmentation : inflammations infectieuses bactériennes (urinaires, pneumonies, septicémies...), de maladies inflammatoires (polyarthrite rhumatoïde...), de thrombose aiguës (phlébites, embolies pulmonaires, infarctus du myocarde...), de certains cancers...

 

Bilan lipidique : (prélèvement à jeun) : explore le risque cardiovasculaire

 

TG : Triglycérides    : 0,45 à 1,75 g/l (homme) ; 0,35 à 1,4 g/l (femme)

Variations physiologiques : plus bas chez la femme que chez l’homme. En revanche, ils augmentent à la ménopause et au troisième mois de la grossesse.

Signification d’une augmentation (hypertriglycéridémie) : on observe une augmentation par l’alcool, chez les patients diabétiques et chez ceux qui suivent un régime riche en sucre, dans l’obésité, lors du tabagisme, lors de la prise de contraceptifs oraux ainsi qu'au cours des pancréatites aiguës.
Signification d’une baisse :
la baisse du taux de triglycérides est très rare : elle intervient souvent quand les apports alimentaires en triglycérides sont insuffisants.

 

Cholestérol total    : 1,5 à 2,5 g/l    

 

Cholestérol HDL      : > 0,4 g/l (homme) ; > 0,5 g/l (femme)

 

Cholestérol LDL       : < 1,60 g/l sans autres facteurs de risque ; < 1,30 g/l si autres facteurs de risque

 

Apolipoproteine A1     : ≥ à 1,20 g/l ; Apoliproteine B : < 1,30 g/l

Les apolipoprotéines représentent la partie protéique des particules qui contiennent et transportent les lipides dans le sang. L'apolipoprotéine A1 est principalement située dans les particules contenant le cholestérol HDL. L'apolipoprotéine B se trouve dans les particules contenant le cholestérol LDL. Le risque de maladie cardiovasculaire augmente lorsque le taux d'apolipoprotéine A1 diminue et le taux d'apolipoprotéine B augmente.

Signification d'une diminution :

Apolipoprotéine B : en cas d'exercice physique

Apolipoprotéine A1 : en cas d'hyperlipoprotéinémies, diabète, hyperthyroïdie, anémie par carence en fer, atteinte rénale, atteinte du foie.

Signification d'une augmentation :

Apoloprotéine B : en cas de surcharge pondérale, tabac, grossesse, hyperlipoprotéinémie, diabète, atteinte rénale, hépatite et cancer du foie.

Apolipoprotéine A1 : en cas d'alcool, de grossesse

                                                           

Bilan glycémique : (être à jeun depuis 12 heures) : explore le diabète, et le risque cardiovasculaire

Glycémie à jeun : inférieur à 1,10g/l (la glycémie désigne le taux de sucre dans le sang).

 

Hb A1c (Hémoglobine glyquée) : < ou =  à 6,5% : bon indicateur de la glycémie des trois mois précédents

Le glucose est le principal sucre dans l’organisme. Il distribue l’énergie aux cellules. Sa concentration demeure constante même si les apports alimentaires et les dépenses énergétiques (efforts physiques) varient.

Variations physiologiques : chez le nouveau né, les valeurs normales oscillent entre 0,2 et 0,8 g/l. Par ailleurs, la glycémie varie en fonction de l’activité de l’individu, de son alimentation, de ses capacités hormonales, de la quantité d'insuline circulante (hormone fabriquée par le pancréas et dont le rôle est la régulation de la glycémie).

Signification d’une augmentation (hyperglycémie) (> à 1,1 g/l) : maladie pancréatique, cause endocrinienne, grossesse, infection, stress. À partir de 1,26 g/l, on parle de diabète.

Signification d’une baisse (hypoglycémie) (< 0,5 g/l) : surdosage de médicaments hypoglycémiants chez le patient diabétique, d’une malnutrition, d’un excès d’insuline, de certaines insuffisances endocriniennes, ou hépatiques.

 

Bilan de la fonction rénale

 

Créatinine plasmatique : 7 à 13 mg/l (homme) ; 5 à 10 mg/l (femme)

Substance résultant de la dégradation des protéines par l’organisme. Elle est essentiellement localisée dans les muscles auxquels elle apporte de l’énergie. Les tissus les plus riches sont les muscles striés, le cœur et le cerveau. La créatinine est exclusivement éliminée par les reins, ce qui en fait un excellent marqueur de la fonction rénale.

Variations physiologiques : la créatinine est plus importante chez l’homme que chez la femme. Il est plus faible chez l’enfant (3 à 10 mg/l).

Signification d’une augmentation : essentiellement lors de l'insuffisance rénale.

Signification d’une baisse : dénutrition sévère et dans certains cas de myopathie.

 

Urée : entre 0,15 et 0,40 g/l dans le sang, et de 1 à 2,5 g dans l’urine.

Cette substance qui se retrouve dans les urines, est le produit final de la dégradation par le foie des acides aminés provenant des protéines d’origine alimentaire. Le dosage de l’urée est l’un des dosages les plus fréquemment effectués. Il permet de rechercher une insuffisance rénale.

Variations physiologiques : l’urée est augmentée chez le patient âgé.

 Signification d’une augmentation : l’absence d’hydratation altère la fonction rénale donc le taux d’urée augmente dans le sang. Une urémie trop élevée traduit un déficit de fonctionnement des reins et correspond à une insuffisance rénale.

Signification d’une baisse : hémodilution, c'est-à-dire lorsque le sang est très dilué en eau, d’une insuffisance hépatique sévère, de dénutrition ou d'un jeûne prolongé.

 

Natrémie : entre 3,1 g/l et 3,33 g/l. (= entre 135 mmol/l et 145 mmol/l.)

La natrémie désigne la concentration en sodium contenu dans le sang. La natrémie résulte de l’équilibre entre la quantité de sel et la quantité d’eau présentes dans l’organisme. Le rôle du sodium est important dans la pression artérielle, et dans le maintien de l’hydratation chez le patient insuffisant cardiaque.

Signification d’une augmentation : on parle d’hypernatrémie quand le sodium est supérieur à 145 mmol/l. Il s'agit parfois d'une déshydratation qui peut être liée à une diarrhée ou à des vomissements. Elle peut intervenir lors d’un diabète insipide ou d'un diabète sucré, ou encore lors d’une diminution de la soif.

Signification d’une baisse : on parle d’hyponatrémie quand le sodium est inférieur à 135 mmol/l. Elle peut être la conséquence d’une diminution de la quantité de sel par des pertes digestives (vomissements, diarrhées), des pertes rénales (prise de diurétiques, insuffisance surrénalienne) et des pertes cutanées (brûlures importantes). Mais elle peut être aussi liée à une augmentation de la quantité d’eau par une sécrétion inappropriée d’hormone anti-diurétique.

 

15:48 Écrit par Ysaline | Lien permanent | Commentaires (20) |  Facebook |

L'index glycémique

Abricot (boîte, au sirop)               60

Abricots (fruit frais)                    30

Abricots sec                                 40

Agave (sirop)                                15

Ail                                                30

Airelle rouge, canneberge             45

Airelle, myrtille, cerise                 25

All Bran                                        50

Amandes                                       15

Amarante                                      35

Amarante soufflée                        70

Amidons modifiés                          100

Ananas (boîte)                              65

Ananas (fruit frais)                      45

Arrowroot, herbe aux flèches       85

Artichaut                                      20

Asperge                                        15

Aubergine                                     20

Avocat                                          10

Avoine                                          40

Baguette, pain blanc, bagels          70

Banane (verte)                              45

Bananes (mûre)                             60

Barre de céréale (sans sucre)       50

Barres chocolatées (sucrées)        70

Betterave (cuite)                           65

Beurre de cacahuète                     40

Biscottes, biscuit                          70

Biscuits (sans sucre)                     50

Biscuits sablés                              55

Blé (type Ebly)                              45

Blette, bette, céleri branche         15

Bouillie de farine de maïs             70

Brioche                                         70

Brocoli                                         15

Brugnons, nectarines (fruit frais) 35

Bulgur (blé)                                  55

Cacahuètes, arachides                  15

Cacao en poudre (sans sucre)        20

Capellini                                       45

Carottes (crues)                            30

Carottes (cuites)                           85

Cassoulet                                      35

Céleri rave (cru ; rémoulade)         35

Céleri rave (cuit)                          85

Céréales complètes (sans sucre)    45

Céréales germées                          15

Céréales raffinées sucrées           70

Cerises des Antilles, acérola         20

Champignon                                   15

Châtaigne, marron                         65

Chayotte (purée de)                      50

Chips                                            70

Chocolat noir (>70% de cacao)      25

Chocolat noir (>85% de cacao)      20

Choux (en général)                            15

Cœur de palmier                           20

Boissons gazeuses (type Coca)       70

Compote de fruits (sans sucre)      35

Concombre, courgette                   15

Confiture, marmelade (sans sucre) 30

Confiture, marmelade (sucrée)      65

Corn Flakes, flocons de mais         85

Courges (diverses), potiron, …        75

Couscous                                      65

Couscous intégral                          45

Crème glacée (au fructose)           35

Crème glacée classique (sucrée)    60

Croissant                                      70

Crustacés                                     5

Dattes                                          70

Doughnuts                                     75

Echalote                                       15

Endives                                         15

Epeautre (intégral)                       40

Epices (en général.)                      5

Epinards                                       15

Farine de blé blanche                   85

Farine de maïs                              70

Farine de pois chiche                    35

Farine de riz                                95

Fécule de pd (amidon)                   95

Fenouil                                         15

Fève (cuites)                                 80

Fèves (crues)                                40

Figue (fraîche)                             35

Figues sèches                               40

Flageolets                                     25

Flocons d'avoine (non cuite)          40

Fraises, framboise (fruit frais)     25

Fromage blanc non égoutté            30

Fructose                                       20

Fruit à pain, arbre à pain              65

Gâteau de riz                                85

Gaufre au sucre                            75

Germes                                         15

Gingembre                                    15

Glucose, sirop de blé, de riz         100

Gnocchi                                        70

Graines de courges                       25

Grenade (fruit frais)                    35

Groseille noire, cassis                   15

Groseille/à maquereau, mûre         25

Haricot (en général)                     35

Haricot coco, mange-tout,…           15

Haricot mungo (soja), lentilles       25

Haricots rouges                            35

Haricots rouges (boîte)                 40

Haricots verts                               30

Hummus, homus, humus                  25

Igname                                         65

Jus d’ananas (sans sucre)             50

Jus d’orange (sans sucre)             45

Jus d'airelle/canneberge (NS)     50

Jus de carottes (sans sucre)         40

Jus de citron (sans sucre)             20

Jus de mangue (sans sucre)           55

Jus de pamplemousse (NS)            45

Jus de pomme (sans sucre)            50

Jus de tomate                               35

Kaki                                              50

Kamut intégral                              40

Ketchup                                        55

Kiwi                                              50

Lactose                                         40

Lait de coco                                  40

Lait de soja, d’amande                  20

Lait frais/poudre (écrémé ou non)         30

Lasagnes (blé dur)                        60

Lasagnes (blé tendre)                   75

Lentilles brunes/jaunes                 30

Levure                                          35

Lin, sésame, pavot (graines de)      35

Litchi (fruit frais)                        50

Macaronis (blé dur)                      50

Maïs ancestral (indien)                 35

Maïs courant en grains                  65

Maizena (amidon de maïs)             85

Maltose (bière)                             110

Mandarines, clémentines               30

Mangue (fruit frais)                     50

Manioc (amer/doux)                     55

Mars, Snikers, Nuts, etc.               65

Mayonnaise (industrielle)              60

Mélasse                                        70

Melon                                           60

Miel                                              85

Mil, millet, sorgho                         70

Moutarde                                      35

Moutarde (avec sucre ajouté)        55

Muesli (avec sucre, miel…)             65

Muesli (sans sucre)                       50

Navet (cru)                                   30

Navet (cuit)                                  85

Nèfle                                           55

Noisettes, noix, noix de cajou       15

Noix de coco                                45

Nouilles (blé tendre)                     70

Nutella                                         55

Oignons                                        15

Olives                                           15

Oranges (fruit frais)                    35

Orge                                             45

Orge mondé                                  60

Orge perlé                                    70

Oseille                                          15

Pain 100% intégral au levain pur    40

Pain au chocolat                            65

Pain au lait                                   60

Pain au seigle (30% de seigle)       65

Pain azyme (farine blanche)          70

Pain azyme (farine intégrale)        40

Pain bis (au levain)                        65

Pain blanc sans gluten                   90

Pain complet                                 65

Pain de riz                                    70

Pain grillé, farine intégrale           45

Pain hamburger                             85

Pain très blanc, pain de mie           85

Pamplemousse (fruit frais)            30

Panais                                           85

Pastèque                                       75

Patates douces                              50

Pâtes complètes (blé entier)          50

Pâtes intégrales, al dente              40

Pdt cuite avec peau (eau/vapeur)  65

Pêches (boîte, au sirop)                 55

Pêches (fruit frais)                       35

Pesto                                            15

Petits pois (boîte)                         45

Papaye (fruit frais)                      55

Petits pois (frais)                          35

Physalis                                        15

Piment                                          15

Pistache, pignons de pin                15

Pizza                                            60

Poireaux, poivron                          15

Poires (fruits frais)                      30

Pois cassés                                   25

Pois chiches                                  30

Pois chiches (boîte)                       35

Polenta, semoule de maïs               70

Pomme (fruit frais, compote)         35

Pdt en flocons (instantanée)          90

Pomme de terre en purée               80

Pdt au four, frites                        95

Pdt bouillies pelées                       70

Pop corn (sans sucre)                    85

Porridge, bouillie flocons avoine   60

Poudre chocolatée (sucrée)           55

Pousse de bambou                         20

Pruneaux                                      40

Prunes (fruit frais)                       35

Pumpernickel                                40

Purée d'amandes blanches (NS)    35

Purée d'amandes complètes (NS)   25

Purée de cacahuètes (NS)             25

Purée de noisettes entières (NS)   25

Purée de sésame, tahin                  40

Quinoa                                         35

Radis                                            15

Raisin (fruit frais)                        45

Raisins secs                                  65

Ratatouille                                    20

Raviolis (blé dur)                          60

Raviolis (blé tendre)                     70

Risotto                                          70

Riz a cuisson rapide (précuit)        85

Riz au lait (sucré)                         75

Riz basmati complet                      45

Riz basmati long, riz complet brun 50

Riz blanc standard                        70

Riz glutineux, riz agglutinant        90

Riz long, parfumé, de Camargue    60

Riz rouge                                      55

Riz sauvage                                   35

Riz soufflé, galettes de riz           85

Rutabaga, chou-navet                    70

Sablé (farine intégrale, NS)         40

Salade (en général.)                      15

Salsifis                                        30

Sarrasin, blé noir                         40

Sauce tamari                                20

Sauce tomate, coulis (sucré)         45

Sauce tomate, coulis (sans sucre)  35

Seigle (intégral; farine pain)         45

Sirop d’érable                              65

Sirop de maïs                                115

Soja                                             15

Son (de blé, d'avoine...)                15

Sorbet (sans sucre)                      40

Sorbet (sucré)                              65

Spaghettis al dente (cuits 5 min)   40

Spaghettis blancs bien cuits          55

Special K                                      70

Sucre blanc (saccharose), roux     70

Surimi                                          50

Sushi                                            55

Tacos                                           70

Tamarin (doux)                             65

Tapioca                                        85

Tofu                                             20

Tomates                                        30

Tomates séchées                           35

Topinambour, artichaut                 50

Tournesol (graines)                       35

Vermicelle de blé dur                    35

Vermicelle de soja                        30

Vinaigre                                        5

Wasa fibre (24%)                         35

15:36 Écrit par Ysaline | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Choisir son régime... en connaissance de cause !

Les régimes hypocaloriques

 

Le principe de ce type de régimes est d'abaisser l'apport énergétique de l'alimentation, pour créer un déficit énergétique afin que l'organisme puisse puiser dans ses réserves de graisses, d'où perte de poids.

Certains régimes hypocaloriques présentent l'inconvénient majeur d'être frustrants parce qu'on écarte tous les aliments "plaisir", qualifiés du coup de "mauvais aliments" : tous les produits riches d'un point de vue énergétique (viandes grasses, charcuterie, poissons gras, fromage, féculents, et bien sûr tous les aliments sucrés tels que le chocolat, les gâteaux et biscuits, les glaces...). Sur les assiettes trop grandes se perdent une portion congrue d'aliments à vous rendre neurasthénique…..

On ne peut mener une telle alimentation de façon indéfinie. Alors, à l'arrêt du régime, sans période de stabilisation, la reprise de poids est importante, puisque tout ce qui avait été "interdit" devient autoris. D'où une surconsommation des aliments écartés pendant la période de régime, entraînant un apport énergétique supérieur aux besoins.

D'autre part, et nous l'allons voir, ne tenir compte que de l'apport énergétique ne permet pas d'avoir une alimentation correcte et suffisante sur le plan de l'apport en nutriments. Il faut veiller à apporter correctement protides, lipides, glucides, mais aussi sels minéraux, vitamines, fibres, antioxydants...

 

C'est à partir de cette base qu'à été créé le régime Weight Watchers ("surveillants du poids") qui est également un régime hypocalorique (les valeurs calories-points du présent livre sont basées sur ce principe) à la différence qu'aucun aliment n'est "diabolisé" : ce dernier a une valeur en "points", calculée selon les calories et les lipides qu'il contient ; tout est autorisé du moment que l'on en dépasse pas un certain nombre (calculés selon l'indice de masse corporelle et le rapport taille-hanches ainsi que l'activité journalière). Il inclut en outre une notion (facultative) de soutien psychologique : toutes les personnes souhaitant maigrir se retrouvent une fois par semaine pour comparer leurs résultats et se soutenir mutuellement. Les animateurs de groupe sont en général des personnes ayant eu un problème de poids. Ce système ne convient évidemment pas à tous, et les séances hebdomadaires ne se déroulent pas toujours dans un souci d'entraide, mais parfois plus de compétition. Ces séances sont, de plus, payantes, ce qui n'est pas à la portée de toutes les bourses.

Il n'est évidemment pas interdit de le suivre chez soi, en toute quiétude…..

 

Hyperprotéiné

 

Ces régimes sont basés sur plusieurs observations :

- Les protéines constituant la masse musculaire, la perte de poids n'aura pas lieu sur la masse musculaire qui ne s'abîmera donc pas

- Les protéines, rassasiantes, il n'y aura pas de sensation de faim.

La diète protéinée peut être proposée sous deux formes : "en sachets" ou, à l'instar du régime Dukan, avec de la "vraie" nourriture.

Le régime "en sachets" consiste à apporter les éléments nutritifs essentiels en quantité suffisante tout en restreignant l’apport calorique. Les aliments (viandes blanches et poissons peu gras) sont remplacés par des poudres. L'inconvénient majeur de ce type d'alimentation est que l'on ne mange pas vraiment, ce qui est relativement frustrant. D'autre part, ce régime ne prépare absolument pas à "l'après régime" : il y a une phase de stabilisation à respecter. Si elle n’est pas bien suivie, on risque de reprendre les kilos perdus… Avec deux ou trois kilos en prime ! Mais, comme toutes les alimentations conçues à partir de produits particuliers, l'accent est surtout mis sur la consommation continue…. business is business !

Sans oublier que l'absence de fibres entraîne constipation et désordres intestinaux et que les protéines sont aussi des nutriments qui, une fois utilisés, rejettent de nombreux déchets dans le sang et font donc travailler le système rénal de façon importante, ce qui peut entraîner des problèmes rénaux chez les personnes prédisposées. Or, du fait de la diffusion de poudres sans ordonnance, une surveillance médicale est rarement effectuée.

Il ne faut pas perdre de vue non plus qu'un problème de poids est parfois lié à une relation conflictuelle à la nourriture ; manger en sachet pourrait ne pas être la solution idéale pour rétablir cette relation.

 

Le régime brûle-graisse ou sans lipides

 

Les graisses sont les nutriments les plus honnis qui soient. Certains ont donc pensé à supprimer totalement les lipides de l'alimentation pour "gagner" de l'énergie.

D'autres se sont dit que ce serait encore mieux de trouver des aliments "mangeurs de graisse" : en plus de ne pas apporter de lipides dans l'alimentation, on "brûlerait" ceux qui se trouvent dans notre corps.

La soupe brûle-graisse était née (voir le post). Cette soupe hypocalorique à base de chou et de légumes est toute simple et apporte  nutriments, fibres, sels minéraux, un peu de vitamines, un peu de glucides ; il faut impérativement faire le régime qui l'accompagne, sous peine de manquer cruellement de protéines, de lipides, ainsi que l'énergie. L'inconvénient est que c'est un régime fastidieux à suivre car la soupe au chou à tous les repas… on s’en lasse très vite ! Au bout d’une semaine, il est conseillé pour ne pas reprendre trop rapidement du poids, de suivre un régime tenant compte du nombre de calories journalier.

Pour ma part, je conseille cette soupe pendant une semaine (pas plus) à ceux et celles qui connaissent une certaine stagnation dans le régime et que les chiffres balance refusent obstinément de descendre…. Un petit coup de pouce pour ne pas perdre courage !

 

Sans glucides (ou hydrates de carbone) : le régime Atkins

 

Comme il faut des glucides pour fabriquer le stock de graisses qui nous embête, l'idée a germé qu'il suffisait de les exclure de l'alimentation pour ne plus fabriquer de stocks ! Ce régime exclut donc tous les aliments apportant des glucides : féculents, pain, gâteaux, produits sucrés, céréales, fruits, alcool. Les légumes sont permis à raison de 50 gr par repas.

Tout le reste n'est pas limité. Mais cette alimentation devient très vite lassante, et déprimante. D'autre part, l'insuffisance d'apport en fibres entraîne des problèmes de transit intestinal, et cette alimentation est très pauvre en vitamines antioxydantes, apportées principalement par les végétaux.

Efficace les premiers jours, ce régime est trop déséquilibré pour être maintenu à long terme. Si on l’arrête brutalement on reprend les kilos perdus. De plus, il est déconseillé :

-    De faire du sport (trop fatigant pour l’organisme).

  De le suivre longtemps à cause de sa richesse en graisse (risque d’athérosclérose)

 

Les régimes dissociés

 

Dans cette hypothèse-ci, ce sont certains aliments associés au moment de la consommation qui entraînent une prise de poids. Il suffit de ne pas les consommer en même temps pour perdre du poids. À long terme, la dissociation des aliments diminue leur assimilation et entraîne une dénutrition pouvant aussi entraîner un affaiblissement. Quand on arrête ce régime, on reprend très rapidement les kilos perdus. Il y a plusieurs variantes à ce régime :

 

Le vrai régime dissocié

Il s'agit là de ne consommer qu'un seul type d'aliment par jour (régime Antoine : par exemple le lundi du riz, le mardi de la viande, le mercredi des fruits...) ou par repas (régime Shelton).

Ces régimes ont un effet coupe-faim, par dégoût, ce qui entraîne un apport énergétique relativement limité et permet la perte de poids. Du coup, les quantités consommées étant insuffisantes, il peut entraîner fatigue, coups de pompes et difficulté du fait de la totale désorganisation des repas.

 

Le régime Scarsdale

Ce régime vous promet de perdre 8 kg en 15 jours durant lesquels les féculents (seul le pain protéiné à raison d'une tranche à la fois) et produits laitiers sont très limités (seulement 2 fois pendant 15 jours) ; les matières grasses ajoutées, les desserts sucrés, les jus de fruits et l’alcool sont interdits pour ne consommer qu'un seul aliment, voire plusieurs mais de la même catégorie : les fruits sont mangés en dehors des repas etc... Et s'il vous arrive d'avoir faim en dehors des repas, vous pouvez manger, mais seulement des carottes ou des céleris…. Au bout des deux semaines de régime, une phase de stabilisation doit être entreprise. Rien ne doit être modifié afin de préserver l'efficacité du régime.

Finalement, ce régime, particulièrement restrictif est tout à fait insuffisant pour une personne menant une vie active. Il est déconseillé de le prolonger ou de le renouveler trop souvent car, à la longue, on risque d’obtenir un sérieux déséquilibre nutritionnel.

 

Le régime Montignac, du nom de son "inventeur", Michel Montignac, ancien gros comme il se définit lui-même. Il y a vingt ans, ses recherches l'amènent à penser que l'hyperinsulinisme causait l'obésité. De là découle le fondement de sa méthode : privilégier les aliments à index glycémique faible ou nul et bannir ceux à index glycémique élevé (voir post suivant).

Ne pas associer lipides et glucides (ces derniers ne sont consommés que deux ou trois fois/semaine sans association de lipides) ou protéines animales et féculents. Par contre, les protéines et les lipides sont consommés ensemble à volonté du moment qu'ils ne sont pas associés aux glucides. Les fruits sont autorisés en dehors des repas et les céréales doivent être consommées non raffinées (pour leurs fibres et leur index glycémique plus faible).

Le régime propose une phase de stabilisation, évitant l'effet yo-yo ; il n'y a pas de calcul des calories : les aliments autorisés peuvent être consommés à volonté. Il est riche en protéines et en fibres et minimise de ce fait la sensation de faim ;

Cependant, comme pour le régime Atkins, dont semble s'inspirer la méthode, cette alimentation est trop riche en graisses et, trop pauvre en glucides, induit une sensation de fatigue. De plus, il a été prouvé scientifiquement que la dissociation lipides/glucides n'était pas responsable de la perte de poids même si la quantité d'insuline sécrétée est plus faible.

 

Les régimes d'exclusion

 

Tel le régime Hollywood, qui vous autorise à ne manger que des fruits (sauf les bananes),  ou le régime Zen, où l'aliment consommé est du riz (nature bien sûr, mais... à volonté), le régime Ananas, Pamplemousse... Au delà d’une semaine, ces régimes peuvent être dangereux pour l’organisme car l’absence de lipides et de protéines entraînent de sérieuses carences qui peuvent aboutir à une fonte musculaire et à une fatigue générale importante. Après ce  genre de régime, on reprend rapidement les kilos perdus.

 

Le régime chrono biologique

 

La théorie repose sur l'idée que les aliments et les nutriments ne sont pas utilisés de la même façon selon le moment de la journée où ils sont consommés, du fait de la sécrétion des enzymes, digestives notamment. Tous les aliments sont donc permis, il suffit simplement de savoir à quel moment il faut les consommer : ainsi, les lipases (enzymes "digérant" les lipides) étant sécrétées en début de journée, il est préférable de manger "gras" au petit déjeuner (viande, charcuterie, beurre, fromage... accompagnés de pain), "dense" à midi (viande et féculents, éventuellement quelques légumes), on peut goûter (chocolat, fruits oléagineux, pour apporter du gras végétal). Quant au soir, les sécrétions gastriques étant limitées, il est préférable de manger "léger", des fruits par exemple, ou encore du poisson et peu de légumes.

Ce régime désorganise beaucoup l'alimentation quotidienne, ou en général, le repas du soir est plus important.

 

Le régime Crétois

 

C’est un régime qui préconise le poisson et les légumes à peine cuits accompagnés d’huile d’olive et de vin (avec modération le vin !)

Il est agréable à pratiquer mais difficile à suivre dans les pays froids.

15:31 Écrit par Ysaline | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |